Je suis passée par l'architecture — j'en ai gardé la rigueur spatiale, mais c'est le sensible qui m'a toujours attirée : l'ambiance, le ressenti, ce que l'espace fait vivre de l'intérieur. C'est ce qui m'a menée, par un chemin de travers, exactement là où je voulais être.
Un exercice de formation transformé en vrai projet. Un concours passé sur mon temps libre qui m'emmène à la Fondation Louis Vuitton. Une mission freelance qui devient trois ans de collaboration en agence. Je n'ai pas construit une carrière linéaire — j'ai suivi ce qui m'intéressait vraiment.
Aujourd'hui je travaille à la croisée de la scénographie, de l'architecture intérieure et du graphisme. Ce n'est pas de la polyvalence pour le principe — c'est une conviction : un univers immersif ne naît pas d'une seule discipline. Il naît d'un récit, d'une lecture de l'espace, d'une compréhension des contraintes — et de la volonté de faire de ces contraintes une signature.
C'est ce que je cherche dans chaque projet : le détail qui ancre, l'espace qui oriente, l'image qui reste.